Devant la nation, Mamadi Doumbouya promet une gouvernance exigeante et une prospérité partagée

CONAKRY – Une nouvelle page de l’histoire politique de la Guinée s’est ouverte ce samedi 17 janvier 2026. Au stade Général Lansana Conté de Nongo, en présence de la Cour suprême, de huit chefs d’État africains et d’une foule nombreuse, Mamadi Doumbouya a été officiellement investi Président de la République pour un mandat de sept ans. Une cérémonie solennelle marquée par un discours d’orientation, dans lequel le nouveau chef de l’État a placé son septennat sous le sceau du rassemblement national, de la transformation économique et de la rigueur dans la gouvernance.Élu à l’issue du scrutin présidentiel du 28 décembre 2025, Mamadi Doumbouya est apparu conscient de la lourde responsabilité qui l’attend. Dès les premières minutes de son allocution, il a tenu à exprimer sa reconnaissance au peuple de Guinée, soulignant le climat apaisé ayant entouré le processus électoral. « Guinéennes et Guinéens, chers compatriotes, en ce jour souverain, mon cœur est rempli d’émotion, de gratitude et d’humilité. Je mesure pleinement la responsabilité immense que le peuple de Guinée vient de me confier », a-t-il déclaré, rappelant que ce mandat ne constituait pas un honneur personnel, mais un engagement ferme à répondre aux défis de gouvernance du pays.

Un appel appuyé à l’unité nationale

Dans un ton rassembleur, le Président Doumbouya a lancé un vibrant appel à la cohésion sociale et à l’unité nationale. Insistant sur son ambition d’être le président de tous les Guinéens, sans distinction, il a rappelé que la diversité du pays devait rester une richesse et non un facteur de division.« La Guinée est une et indivisible. […] Ma main reste toujours tendue à toutes les filles et tous les fils de Guinée. On ne construit pas une nation dans la division et on ne bâtit pas la prospérité sur la haine », a-t-il affirmé, invitant les citoyens à unir leurs forces, leurs intelligences et leurs talents pour bâtir un avenir commun. Femmes et jeunesse au cœur de l’action publiqueDéfinissant les grandes priorités de son septennat, le chef de l’État a accordé une place centrale aux femmes et à la jeunesse. Qualifiant les femmes de « force motrice » de la nation, il a promis de renforcer leur participation pleine et entière au développement économique et social du pays.

Le Président a également renouvelé son engagement en faveur de la jeunesse, qu’il considère comme la promesse de l’avenir guinéen. Des investissements accrus dans l’éducation et la formation ont été annoncés, notamment à travers la construction d’écoles de référence, afin de renforcer le capital humain. « Un pays qui abandonne sa jeunesse compromet son avenir », a-t-il averti.Simandou 2040, pilier de la transformation économiqueSur le plan économique, Mamadi Doumbouya a réaffirmé sa volonté de faire des ressources naturelles un véritable levier de développement endogène. Au cœur de cette vision figure le programme « Simandou 2040 », présenté comme un choix historique pour la Guinée. « Transformer nos ressources naturelles en richesses humaines, nos minéraux en emplois, nos rails en opportunités », tel est l’objectif assigné à ce vaste projet, qui, selon le Président, n’est pas destiné à une élite, mais à l’ensemble du peuple guinéen. « Simandou appartient au peuple et servira au peuple », a-t-il martelé.

Vers une nouvelle culture politique

Enfin, le Chef de l’État a pris des engagements forts en matière de gouvernance. Il a promis l’instauration d’institutions solides, crédibles et exclusivement au service de l’intérêt général, fondées sur la responsabilité, la compétence et la redevabilité. « L’autorité sera forte parce qu’elle sera exemplaire », a-t-il insisté, annonçant une gouvernance marquée par l’intégrité, la justice et la rigueur. Un message clair, qui donne le ton d’un septennat que Mamadi Doumbouya veut placer sous le signe de l’action exigeante et de la transformation durable de la Guinée.

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